Rapt in a mirror

2002, video monobande, DV, 7mn

Quelques mots sur l'origine : des photographies autrefois prises dans un hôtel de Londres,
sans aucune mise en scène. De cette capture intuitive semble surgir une fiction, une double fiction. La première,
celle de cet événement obscure : une amorce narrative, une femme dans une salle de bains, la menace d'un
homme, les prémisses du rapt, de la capture violente et/ou du ravissement. Puis la seconde fiction, celle d'images
qui n'en finissent plus de se déployer, tissant leurs rets sur le secret même de l'événement et sur la spécularité du
regard. L'oeil (la "pulsion scopique" du voyeur aussi bien) n'en finit plus de faire proliférer les images jusqu'à
l'effarement.